23/08/2005

Le Retour aux Sources: Chapitre 6

(PRESENT)

Voilà, vous y êtes, votre « rude » journée de travail peut commencer.

Peu importe votre travail, dans tous les cas ce sera rude. Seuls, les effets secondaires seront différents pour les uns ou pour les autres.

Parmis la population « laborieuse » une petite partie exerce un travail qui correspond aux aspirations personnelles.

Faire ce que l’on aime n’implique pas forcément gagner sa vie comme tout le Monde. Certains arrivent peut être à combiner les deux, mais pour d’autres, cela impose de nombreux sacrifices.

C’est un choix personnel qui nécessite que l’on ait au préalable bien pesé les priorités que l’on se fixe.

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Aimer son travail, c’est avant tout échapper à une forte dose de stress quotidien, c’est en quelque sorte « Vivre ses journées de travail », le temps que l’on y consacre ne compte pas, il passe généralement trop vite.
Des statistiques démontrent que les gens qui travaillent suivant leurs aspirations personnelles, sont moins malades, moins névrosés que ceux qui font un travail ou ils ont privilégié le côté financier.

Faire un travail que l’on aime implique aussi des journées rudes, mais rude a ici un tout autre sens, vous vous impliquez à fond dans ce que vous faites car votre travail est votre satisfaction.

Vous ne serez content qu’avec un travail bien fait, et après votre journée de travail, la fatigue qui en découlera, sera une fatigue saine, comme celle d’un grand sportif qui viendra de réaliser sa meilleure course.

Vous rendre à votre travail ne sera jamais une corvée, et dans ce cas, le vieux proverbe est pour vous toujours applicable, « Le travail c’est la santé »

Parallèlement à cela, au cours des trente dernières années, ce proverbe s’est vu rallongé. Certains, de par leurs impressions personnelles ont « adapté » ce vieux dicton et l’ont composé comme suit : « Le travail c’est la Santé, mais l’éviter c’est la conserver ».

Vous aussi vous pensez ce dicton plus représentatif de la situation actuelle, car comme la majorité des gens, vous faites un travail que vous n’aimez pas. Vous n’avez pas eu l’occasion de choisir.

Vous vous estimez heureux d’avoir un travail car votre boîte aux lettres attend impatiemment le fruit pécuniaire de ce travail, et cela chaque fin de mois, et tous les mois de votre vie, et « Dieu » sait si les mois passent vite. (Je vous laisse le soin d’interpréter « Dieu » comme vous le voulez, j’aurais très bien pu le remplacer par « L’Etat » ou « Le Fisc »).

Vous êtes dépendant du Dieu « horloge », celle qui sonnera l’heure de la délivrance, la fin de la journée. Seulement, lorsque l’on a les yeux figés sur elle, l’horloge prend un malin plaisir à tourner plus lentement, les heures sont longues, très longues.

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Chaque matin vous subissez le stress, encore une nouvelles journée de travail, et il vous en reste beaucoup à passer, chacune est rude, une course contre le temps qui s’éternise. Pour vous, ce n’est pas « Vivre une journée de travail » mais plutôt « Subir une journée de travail ».
Le Soir, vous rentrez chez vous épuisé, mais c’est loin d’être une fatigue saine.

Enfin, voilà le grand moment, vous êtes à l’heure, le Chef est satisfait, ou peut être que non, car il aime bien brimer le Chef, c’est son boulot, et il aime en général faire usage de sa hiérarchie.

Comme chaque matin, ce sont maintenant les salutations d’usage. Vous vous devez de souhaiter la bonne journée à tous vos collègues, et surtout ne pas laisser paraître vos préférences.

Il y des gens avec qui le courant passe, et ceux que vous ne supportez pas. Mais dans l’intérêt général et le vôtre, il vaut mieux « faire comme si », c’est sûrement très hypocrite, mais c’est cela vivre en société au 21ème Siècles.

Si l’on veut être « bien vu », mieux vaut cacher ses sentiments, surtout que lorsqu’on y pense, on passera plus de temps de sa vie avec les « collègues » qu’avec sa propre famille, et le boulot, pour vous, c’est vital, le perdre ce serait vous retrouver en dessous du « Seuil de pauvreté ». Cela signifierait pour vous la vente forcée de votre habitation, de votre voiture, de votre téléviseur « grand écran », car comme beaucoup, tant que votre jeunesse passe, ce que vous possédez appartient encore à divers organismes financiers.

On l’a donc compris, vous êtes dans la norme, vous êtes salarié dans une grosse boite, et de ce fait, vous avez toutes les faveurs de votre banquier. Pour lui seules comptent vos fiches de paye et votre contrat à durée indéterminée. Les clefs du crédit en quelque sorte.

Vous faites partie de cette grande famille née du progrès et de l’explosion démographique qu’est la bureaucratie.

Bon, assez pensé, c’est l’heure, il est temps pour vous de vous mettre au boulot, le Chef a déjà les yeux figés sur vous et sur l’horloge.

 
(FLASH BACK)

Après avoir salué les membres de l’autre clan, notre petit groupe se remet donc en route.

Au côté du Chef qui occupe toujours la place de tête, se trouve le Shaman, le Chef aime sa compagnie, il ne voyage jamais sans lui, surtout lorsqu’il se dirige vers l’inconnu.

Le Shaman est celui qui « connaît » l’inconnu, il peut entrer en transe et parler aux esprits des Anciens et ainsi trouver des réponses dans des situations critiques.

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Notre Homme de Cro Magnon croit à une vie après la Mort, et le Shaman est le seul à pouvoir voyager entre ces deux Univers.
Il détient aussi les secrets de la vie, il connaît les racines, les plantes et leurs pouvoirs de guérison.

Les Shamans constituent des membres à part de la tribu, ils se transmettent entre eux tous le savoir acquis, aucune décision n’est prise sans les consulter.

Encore sous l’emprise de son rêve « prémonitoire », le Chef se demande s’il est prudent d’entreprendre ce voyage, s’il ne met pas sa tribu en danger, et il demande l’avis de son Shaman.

Le groupe s’arrête, car pour répondre, le Shaman a besoin de consulter les Esprits.

Il sort un petit sac contenant divers petits objets, dont quelques petits ossements d’Animaux et quelques cailloux, il les jette par terre, et entre dans une sorte de transe.

Tous sont impressionnés, ils n’osent ni bouger, ni émettre le moindre son, ils attendent.

Le Shaman revient parmis eux et la réponse est sans équivoque ; il faut continuer, ce voyage sera d’une grande richesse, il ne peut en donner les détails, mais il sait que les découvertes seront d’une grande importance.

Ce que le Chef ne soupçonne pas, c’est que jamais le Shaman ne l’aurait découragé dans son choix.

Pour un Shaman, rien n’est plus stimulant que l’Inconnu, rien que l’idée de découvrir de nouvelles plantes, de nouvelles racines ou des phénomènes inconnus est suffisant pour qu’il soit attiré par de telles expéditions. Pouvoir développer ses talents de guérisseur, accroître son savoir ne peuvent que conforter sa position de Shaman au sein du clan.

C’est donc à l’instinct que notre Shaman ramassera telle ou telle plantes en vue d’en tester ultérieurement les pouvoirs, car pour lui, rien n’est là par hasard, toute créature a des pouvoirs et c’est son rôle de les découvrir.

Rassuré, le Chef se remet en route, et notre petit groupe se trouve bientôt à la limite du territoire connu, à partir de maintenant, c’est l’exaltation, les sens en alerte, et plus prudents que jamais qu’ils entament leur voyage vers l’Inconnu.

Ils sont toujours dans cette grande forêt, mais cette fois, la seule direction à suivre est « droit devant ».

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Si le territoire est inconnu, les Espèces s’y trouvant sont toujours celles qu’ils connaissent.

Les senteurs, les bruits, tout leur est encore familier, mais ils sont sur leurs gardes car ils savent que le danger peut survenir à tous moments.

Au sein de notre groupe de chasseur se trouve une jeune Femme, Kirka, mais sa présence n’est pas due au hasard, comme tous les autres membres, elle a mérité sa place, son courage et ses aptitudes à la chasse sont égales et peut être supérieurs à celui de certains des Hommes.

De plus, elle possède peut être deux éléments plus présents chez les Femmes que sont l’Intuition et la Prudence.

Plus d’une fois, le Chef fut tiré de situations difficiles grâce aux bons jugements de Kirka, à tel point que pour lui, un tel voyage ne pouvait s’entreprendre sans elle.

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Peu importe le sexe des membres de son groupe, pour lui seul l’efficacité de chacun peut couronner de succès son expédition.
Kirka est née orpheline, son Père est mort avant sa naissance au cours d’une chasse qui a mal tourné, c’était un grand chasseur, le plus proche du Chef, c’est d’ailleurs pour le sauver qu’il a donné sa vie.

La  Mère de Kirka est morte en lui donnant la vie, et tout naturellement le Chef s’est occupé d’elle, il l’a traitée comme sa propre fille, mais a vite remarqué que Kirka avait hérité des talents de son Père pour la chasse.

Très jeune déjà, elle s’intéressait à la pêche, et aux petits pièges que le Chef posait, il lui a donc petit à petit enseigné tout ce qu’il savait.

Il a passé des soirées entières à lui raconter les exploits de chasse de son Père, et la façon dont il était mort pour lui sauver la vie.

Et c’est ainsi, nourrie par la mémoire de son Père et toute l’expérience du Chef, que Kirka est devenue une redoutable chasseuse, comme si l’Esprit de son Père vivait en elle.

23:40 Écrit par Geronimo | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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